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Entamé par
M. Fernando Collor de Mello en 1990, le cycle des gouvernements néolibéraux
du Brésil pourrait bien se terminer avec la fin du second mandat
de M. Fernando Henrique Cardoso. Quel que soit son successeur, celui-ci
recevra, outre l'héritage d'une économie fragile, un pays
qui a changé dans certains de ses aspects les plus fondamentaux.
Il devra probablement abandonner un modèle économique épuisé,
qui requiert des changements significatifs. Ce que l'élection présidentielle
du 6 octobre va définir, c'est la direction dans laquelle auront
lieu ces changements si le pays ne veut pas répéter la dramatique
crise argentine.
Permettant l'élection
puis la réélection de M. Fernando Henrique Cardoso au premier
tour des élections de 1994 et de 1998, une promesse avait galvanisé
la majorité des électeurs brésiliens : la stabilité
monétaire - obtenue par la lutte contre l'inflation, définie
comme objectif prioritaire - ouvrirait au Brésil les portes de
la reprise du développement économique, interrompu une décennie
auparavant. A l'arrivée des investissements étrangers, porteurs
de modernité technologique, devait s'ajouter la création
d'emplois, une politique de redistribution des revenus - l'inflation constituant
de fait un " impôt sur les pauvres " - et, finalement,
l'accès du pays au " premier monde ".
La crise financière par laquelle se termine le deuxième
mandat de M. Cardoso, qui a entraîné deux emprunts au Fonds
monétaire international (FMI) - l'un de 10 milliards de dollars,
l'autre de 30 milliards de dollars (un peu plus de 30 milliards d'euros)
-, montre que ces promesses n'ont pas été tenues. En fait,
les transformations qui ont affecté ce grand pays ont été
d'un autre ordre.
Comme les autres pays latino-amé-ricains, le Brésil a été
victime de la crise de la dette au début des années 1980.
Cette crise mettait un terme aux décennies qui, entamées
avec la réaction à la crise de 1929, avaient connu la plus
forte croissance de l'histoire du pays. De 1964 à 1985, l'expansion
économique a accompagné la dictature militaire, le coup
d'Etat ayant eu lieu pendant le cycle international de plus grande expansion
du capitalisme. Ce cycle a favorisé des rythmes de croissance très
élevés entre 1967 et 1979, a permis l'importation de capitaux
et, profitant des marchés extérieurs disponibles, un développement
des exportations.
Une Constitution " citoyenne "
Ces transformations entraînèrent une rénovation de
la classe ouvrière. En même temps que de nouveaux mouvements
sociaux et civiques, elle a construit un bloc d'opposition qui, s'appuyant
sur la crise de la dette de 1980, accéléra la fin de la
dictature. Néanmoins, la transition fut récupérée
par les forces libérales d'opposition, regroupées autour
du refus de l'" autoritarisme ". Elles promirent alors que le
" processus démocratique " permettrait, à lui
seul, la résolution des graves problèmes accumulés
durant les vingt années précédentes.
Cette vision, s'ajoutant à la capacité des forces dictatoriales
" recyclées " de participer à la coalition qui,
à partir de 1985, gouverna le pays avec un président civil
- José Sarney -, en a fait l'un des pays d'Amérique du Sud
dans lequel les éléments de continuité avec la dictature
ont été les plus forts, contaminant la transition démocratique.
Après diverses tentatives hétérodoxes de lutte contre
l'inflation, la fin des années 1980 a vu se dessiner un scénario
similaire à celui des autres pays de la région : l'adhésion
au néolibéralisme. Toutefois, le Brésil est arrivé
plus tard que les autres aux politiques d'ajustement structurel. A l'inverse
du Chili, de la Bolivie, du Mexique ou de l'Argentine, et du fait de sa
spécificité, la sortie de la dictature a débouché
sur un climat peu propice au néolibéralisme dans un premier
temps. Le retour à la démocratie a été consolidé
institutionnellement par une Constitution qui, conférant des droits
confisqués par les militaires, fut parfois considérée
comme une Constitution " citoyenne ". Ajoutée à
la force des mouvements sociaux émergents, elle plaçait
le Brésil en marge du processus d'hégémonie néolibérale,
déjà largement avancé sur le reste du continent.
Le premier projet néolibéral cohérent fut mis en
pratique par M. Fernando Collor de Mello. Elu président en 1989,
mais déposé par le Congrès pour corruption en 1992,
il laissa en suspens le processus d'ouverture de l'économie, de
privatisations, de réduction de la taille de l'Etat et de déréglementation
économique, piliers du consensus de Washington. Ministre de l'économie
de M. Itamar Franco - vice-président, puis successeur de M. Collor
de Mello, d'octobre 1992 à décembre 1994 -, puis président
élu en 1994, M. Cardoso reprit ce projet en lui donnant une nouvelle
configuration : celle de la lutte contre l'inflation, modalité
latino-américaine de réduction des dépenses de l'Etat,
censées être la cause de la stagnation et du retard économique.
A la tête d'une coalition comprenant son parti - le Parti de la
social-démocratie brésilienne (PSDB), initialement de centre
gauche - et certaines forces de droite traditionnelles, M. Cardoso disposa
d'emblée d'une majorité absolue au Congrès. Fort
de l'appui unanime du grand patronat national et international, il bénéficia
donc d'appuis politiques, sociaux et médiatiques sans précédent
dans l'histoire du pays.
Lui ôtant des aspects régulateurs essentiels, M. Cardoso
réforma la " Constitution citoyenne " autant de fois
qu'il le voulut. Plus que tout autre président (même ceux
de la dictature), et bien que disposant d'une majorité, il gouverna
au moyen de " mesures provisoires ", décrets qui, avec
l'aval du Congrès, se sont perpétués, devenant en
pratique de nouvelles lois. C'est l'exécutif qui fut à l'origine
de la majorité des propositions de loi, complétant ainsi
la capacité de gouverner du président.
La réélection de M. Cardoso au premier tour, en 1998, traduisit
fondamentalement le jugement positif des électeurs sur son Plan
Real de stabilité monétaire, qui avait terrassé l'inflation.
Un bilan des transformations vécues par le Brésil pendant
les années 1990, et en particulier durant sa présidence,
peut cependant se résumer à deux aspects centraux : la financiarisation
de l'économie et la précarisation des relations du travail.
En ce qui concerne la première, les modalités adoptées
pour la stabilisation monétaire ont donné un rôle
hégémonique au capital étranger. Les campagnes électorales
de M. Cardoso ayant été essentiellement financées
par les plus grandes banques brésiliennes, le système bancaire
a bénéficié de l'unique plan - se comptant en milliards
de reals - de sauvetage économique !
Le service de la dette publique représente plus de 32,7 milliards
d'euros par an. En 2002, 2003 et 2004, le Brésil aura besoin de
1,02 milliard d'euros par semaine pour financer l'amortissement d'une
dette extérieure de 30,6 milliards d'euros et d'un déficit
du compte courant de 20,4 milliards d'euros, alors que, jusque-là,
les flux s'élevaient à 20,4 milliards d'euros par an.
Que ce soit sur le plan financier ou sur celui de son fonctionnement,
l'Etat n'est plus viable si, au minimum, les délais de remboursement
de la dette ne sont pas renégociés. Dans le cas contraire,
il suivra le chemin - et l'échec - du gouvernement argentin de
M. De la Rua (1). L'économie est totalement passée sous
la coupe de la finance en raison du niveau d'endettement des ménages,
de l'engagement des banques dans les titres de la dette publique (au détriment
des prêts pour les investissements) et de la proportion croissante
des investissements spéculatifs des entreprises industrielles,
commerciales et agricoles.
Comme si cela ne suffisait pas, les fonctionnaires qui occupent les postes
économiques clés du gouvernement proviennent des secteurs
financiers, national et international, et retournent systématiquement
au secteur privé. Cette hégémonie induit à
son tour une transformation significative - en termes quantitatifs et
en termes sociaux - du budget public. Les dépenses d'éducation
représentaient 20,3 % des recettes courantes en 1995 ; elles ne
comptent plus que pour 8,9 % en 2000 ; le paiement des intérêts
de la dette, qui absorbait 24,9 % des recettes, en détourne aujourd'hui
55,1 %. L'ensemble des dépenses d'éducation et de santé
est désormais inférieur au montant de ces intérêts.
Les années 1990 ont également été marquées
par la précarisation. Historiquement, l'exploitation de la force
de travail dans les campagnes, pour la production du café destiné
à l'exportation, se combinant à l'abolition particulièrement
tardive de l'esclavage en 1888 - un triste record de trois siècles
et demi -, explique l'inexistence d'une réforme agraire et l'incorporation
relativement récente de la main-d'oeuvre migrante dans le marché
formel du travail.
Que ce soit en période de démocratie ou de dictature, de
croissance ou de stagnation, l'arrivée d'une main-d'oeuvre imprégnée
des relations précapitalistes existant dans le monde rural a accompagné
les cinq dernières décennies. Dans les années 1980,
l'économie, en récession, a commencé à ne
plus pouvoir absorber ces contingents. En affirmant qu'" il tournerait
la page du getulisme dans l'histoire brésilienne (2) ", M.
Cardoso a donné le coup de grâce à la capacité
régulatrice de l'Etat. Sa politique de " flexibilisation "
de la main-d'oeuvre - euphémisme qui cache mal l'augmentation de
sa surexploitation - a laissé la majorité des travailleurs
sans contrats formels leur permettant d'être des sujets de droit
et, par là même, des citoyens.
Ouverture de l'économie et précarisation ont produit une
nouvelle migration interne, non plus du secteur primaire vers le secondaire
ou le commerce formel (secteur tertiaire), mais du secteur secondaire
vers l'informel (toujours dans le tertiaire). Cassant les dynamiques d'ascension
sociale portées par une meilleure qualification et par le passage
du secteur informel au contrat de travail, ce type d'évolution
prend exactement le chemin opposé : la baisse de la qualification
et la disparition des droits, voire la perte de la citoyenneté.
Si, en 1991, 53,7 % des travailleurs avaient pris pied dans l'économie
formelle et accédé aux droits que confère un contrat
de travail, ils ne sont plus que 45 % en 2000. Les 55 % restants s'activent
dans l'économie parallèle.
Les classes moyennes, pour leur part, ont vu s'approfondir les fractures
apparues durant la dictature militaire. Le chômage, la chute dans
l'informel, la dégradation des services publics, la contraction
de l'emploi dans le secteur bancaire affectent leurs strates inférieures,
qui tendent à se prolétariser, tandis que la sophistication
des services et l'expansion du secteur financier ont permis à une
autre frange de se raccrocher à la dynamique mondialisée
de modernisation de l'investissement du capital. Les différences
de revenus, de patrimoine et, en conséquence, d'idéologie
permettent de moins en moins d'englober ces secteurs intermédiaires
dans une seule catégorie.
Chômage, misère, exclusion, violence, narcotrafic, absence
d'Etat de droit et d'Etat-providence... Toujours plus nombreux, les secteurs
populaires et les populations pauvres de la périphérie des
grandes villes (3) ont vécu les épisodes les plus cruels
de cette crise sociale. Rebut du capitalisme, ce groupe majoritaire de
la population est victime des escadrons de la mort, de la discrimination
et, particulièrement, de l'absence de lieux de socialisation. Ses
membres ne sont plus socialisés par la famille ni par l'école,
et encore moins par le travail. On ne les trouve ni dans les partis, pas
plus de gauche que de droite, ni dans les mouvements sociaux. Ils ne disposent
pas d'espaces de loisirs et de culture, et, pour certains, sombrent dans
la délinquance ou le narcotrafic, luttent contre la police, produisent
de la musique rap de protestation, dansent et se battent dans les bals
violents de la périphérie...
Ils ont le sentiment de ne rien devoir à une société
organisée dont ils ne reçoivent rien. Leur seul contact
avec elle demeure la contagion des styles de consommation ou la violence
policière, et les formes diverses d'action, légales ou illégales,
leur permettant de survivre matériellement et spirituellement.
Ils sont la grande énigme de la société. Celle-ci
n'aura pas d'autre choix que de prendre en compte leur itinéraire
de violence, de banditisme, de culture de la protestation, de luttes sociales
et politiques...
Modération de l'opposition
Les Eglises reflètent toutes ces transformations. L'Eglise catholique
a été affaiblie par l'action du Vatican, qui a durement
attaqué la théologie de la libération et ses principaux
représentants dans la hiérarchie ecclésiastique,
et par le virage conservateur du comportement populaire. Confrontés
à l'irrationalité des temps, à l'absence de perspectives
politiques et aux promesses impossibles de la société de
consommation, de larges secteurs de la population se sont tournés
vers la magie des sectes évangéliques ou vers les variantes
conservatrices du catholicisme.
Palliant l'absence des pouvoirs publics dans les quartiers populaires,
les religions évangéliques tentent d'offrir à une
partie des jeunes une solution de rechange au narcotrafic (4) - les deux
mondes cohabitant sans conflits majeurs. Formes communautaires d'assistance,
elles s'impliquent dans la recherche d'emplois, la construction collective
d'habitations ou les aides financières d'urgence - de façon
plus ou moins identique au travail d'assistance des... narcotrafiquants.
Souffrant déjà du chômage, de la fragmentation et
de l'" informalisation " du monde du travail, du virage conservateur
des secteurs populaires, le Brésil doit par ailleurs faire face
à l'institutionnalisation de la vie politique - y compris celle
des partis de gauche. En compagnie de la hiérarchie de l'Eglise
catholique - en particulier la Conférence nationale des évêques
du Brésil (CNBB) -, la Centrale unique des travailleurs (CUT) et
le Mouvement des sans-terre (MST) demeurent les moteurs de la mobilisation
du mouvement social (5).
Mais la pression du gouvernement sur les syndicats (ajoutée à
l'appui aux syndicats jaunes), sur les asentamentos (occupations) des
sans-terre, les programmes sociaux des municipalités et des gouvernements
des Etats asphyxient la capacité d'action des organisations les
plus combatives dans la résistance au néolibéralisme.
Si le Parti des travailleurs (PT) continue à canaliser politiquement
la grande force sociale accumulée par la gauche depuis vingt ans,
son virage " institutionnel " a affaibli son enracinement dans
le mouvement populaire. Ce virage a modifié de façon significative
la composition interne du parti : élévation de la moyenne
d'âge, prise de distance avec les milieux défavorisés,
poids significatif de cadres liés aux structures administratives,
parlementaires et gouvernementales dans les Etats (75 % des représentants
lors de la dernière rencontre nationale du PT, à Recife,
en novembre 2001, en étaient issus).
Cette option a également provoqué une modération
de ses positions politiques, tant sur les thèmes du remboursement
de la dette extérieure, de la réforme agraire, de la Zone
de libre-échange des Amériques (ZLEA), de la présence
de capitaux étrangers dans les entreprises, que dans les modalités
d'action du parti. La candidature de M. Luiz Inácio da Silva ("
Lula ") à la présidence se heurte à un rejet
important des classes moyennes et des " élites " (6).
Les campagnes présidentielles ont donc toujours été
des moments d'ajustement de l'image publique du candidat et du parti lui-même,
pour rendre possible une victoire électorale.
En cas de victoire...
Que le PT gagne ou non les élections, on peut prévoir un
grand débat stratégique. En cas de victoire, la discussion
portera sur la relation entre gouvernement et pouvoir, sur les limites
et les possibilités d'action dans le cadre institutionnel actuel,
sur la possibilité d'incorporation au système ou de ruptures,
etc. Si " Lula " perd, après que la direction du parti
ait assoupli au maximum ses positions politiques dans la perspective d'une
alliance avec le patronat, et pour obtenir l'appui d'autres secteurs de
l'élite traditionnelle, sans pour autant parvenir à remporter
la victoire, une étape de la vie du PT se terminera probablement.
La nouvelle donne devrait favoriser la réapparition des tendances
situées politiquement plus à gauche, souvent tentées
jusque-là de déborder leur direction, et l'éventuel
départ de cadres pour les organisations du centre et du centre
droit. Outre son aspect économique et social, le lourd héritage
de M. Cardoso se manifeste dans la crise de la (encore) jeune démocratie.
Quel que soit celui qui lui succédera, la face du Brésil
ne sera plus la même. Epuisé, et responsable du désastre
social qui fait du Brésil l'un des pays les plus inégalitaires
du monde, le modèle économique n'a survécu que grâce
aux prêts du FMI, augmentant chaque fois la fragilité de
l'économie ; il devra nécessairement être modifié.
Reste à savoir dans quelle direction se fera ce changement : des
modifications limitées, comme celles promises par M. José
Serra, économiste, ex-ministre de la santé et dauphin de
M. Cardoso, ou par le représentant de la " troisième
voie ", M. Ciro Gomes, ou en rupture avec les politiques néolibérales,
comme le promet M. Luiz Inácio da Silva.
Outre le dépassement
de la crise interne, une victoire de l'opposition pourrait entraîner
le renforcement du Marché commun du Sud (Mercosul) (7), avec la
création d'une monnaie commune, pour sortir l'Argentine de son
marasme et, à travers la reconstruction de cette alliance, une
proposition d'intégration latino-américaine en lieu et place
de la ZLEA, instrument de l'hégémonie des Etats-Unis
Tiré de Le Monde Diplomatique d'octobre
2002 : www.monde-diplomatique.fr
* Emir Sader est Professeur à l'Université d'Etat
de Rio de Janeiro (OERJ) et à l'Université de São
Paulo (USP). Il collabore à la revue Caros Amigos et est
un des principaux collaborateurs de l'agence d'information alternative
Carta Maior.
(1) Lire
Carlos Gabetta, « Crise totale en Argentine », Le Monde diplomatique,
janvier 2002.
(2) Référence
au type d'Etat construit par Getulio Vargas (1930-1945 ; 1950-1954). Père
de l'Estado novo (le Nouvel Etat), celui-ci gouverna en s'appuyant sur
la classe ouvrière et promulgua une importante législation
sociale. Attaqué par la presse et sommé de démissionner
par des officiers lors de son second mandat, il préféra
se suicider.
(3) Sept zones métropolitaines
regroupent 40 % de la population.
(4) D'après
une enquête de l'Institut supérieur d'étude des religions
(ISER), environ 4 000 jeunes de moins de 18 ans sont morts par balles
entre 1987 et 2001 dans la seule ville de Rio de Janeiro (ce chiffre est
supérieur à celui des mineurs directement victimes du conflit
colombien). ISER, Rio de Janeiro, 9 septembre 2002.
(5) Le référendum
non officiel sur le rejet de la Zone de libre-échange des Amériques
(ZLEA), promue par les Etats-Unis, a mobilisé 15 millions de personnes
d'après l'épiscopat, et s'est terminé le 7 septembre
par le rassemblement de 150 000 manifestants à Aparecida, près
de São Paulo.
(6) A la veille des
élections de 1989, le président de la puissante Fédération
des industries de l'Etat de São Paulo (Fisep), M. Mario Amato,
avait « averti » que, si « Lula » gagnait, 800
000 entrepreneurs quitteraient le Brésil.
(7) Plus connu sous
son sigle espagnol, Mercosur, ce regroupement régional comprend
l'Argentine, le Brésil, l'Uruguay, le Paraguay, plus deux Etats
associés, le Chili et la Bolivie
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