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Par Márcio Cândido |
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Les bradeurs délaissés
du capital national, ont décidé, à contre-courant
du processus de transition, de s'acharner sans répit sur le nouveau
gouvernement. A priori une telle posture peut paraître éthique et responsable mais son application se révèle néfaste pour le contribuable. Bien loin de l'aspect éthique, le gouvernement antérieur s'est appliqué à blinder les portes de l'Anatel et de l'Aneel contre toute intervention du futur gouvernement. D'où l'impuissance actuelle à contrôler le prix des carburants et les tarifs de téléphone et d'énergie. Les contrats...
parlons-en des contrats! Il faut d'abord évaluer s'ils sont profitables
ou non à l'intérêt public. C'est un critère
suffisant pour qu'ils soient révisés. Le gouverneur de l'état du Parana, Roberto Requião, a déclaré qu'il lui était impossible d'honorer les contrats négociés avec les distributeurs d'énergie électrique. Le problème n'est pas programmatique ou politique, il est purement et simplement économique. Comment ces contrats ont-ils pu être négociés en dollars alors que l'énergie est produite au Brésil et que les consommateurs payent en réais? Les bradeurs du capital
national, cloîtrés dans leurs bureaux à surveiller
le respect de ces contrats draconiens, ne vont pas céder leur part
d'argent et de pouvoir au bénéfice de ceux qui les ont créés
et qui les entretiennent. Il faut enrayer la machine. Littéralement. Si ces contrats conclus par le gouvernement précédent avec la plus grande mauvaise foi ne sont pas révisés, le gouvernement de Lula se rendra rapidement compte qu'il ne sert à rien d'augmenter les taux d'intérêts pour juguler l'inflation. Il assistera au naufrage de la croissance et de la création d'emploi. Voilà ou se cache le véritable ennemi. Un gouvernement
se doit de gouverner. Juiz
de Fora, 23 de fevereiro de 2003 Traduction : Manuel Soubiès, SUBLIMAGE SCP, pour Autres Brésils |
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