Zumbi, chasseur de Nègres

, par Mário Maestri

Par Mário Maestri

Source : Correio da Cidadania du 19 novembre 2008

Traduction : Hélène Chesnel pour Autres Brésils


La suggestion qu’il existait de l’esclavage au quilombo de Palmares fut avancée en grande pompe par les grands médias au moment des célébrations en 1995 du tricentenaire de la destruction de la Confédération et de la mort de son dernier dirigeant. Leurs objectifs étaient de trouver une accroche au moment d’aborder ce passage historique et de désacraliser le succès de cette référence pour le mouvement noir et le monde du travail, naturalisant l’oppression à travers l’idée que les opprimés aussi oppriment, dès que et lorsqu’ils le peuvent.

En 1995, la querelle sur l’esclavage palmarino échoua seulement en raison du succès médiatique de la polémique selon laquelle Zumbi avait peut-être été homosexuel. Depuis, cette affirmation revient de façon intermittente dans les médias et les études historiographiques, sans qu’une documentation historique convaincante ne soit présentée. Les seules fragiles références sur lesquelles nous continuons à nous appuyer sont celles de captifs qui, libérés de force par des Palmarinos, n’avaient acquis une pleine citoyenneté qu’après avoir recruté d’autres captifs pour les quilombos.

A cette affirmation absurde contribuent les sciences sociales qui perdent actuellement de leur rigueur conceptuelle et épistémologique, en renonçant à l’idée que le passé comme phénomène objectif puisse être réellement reconstitué par la science historique. L’historiographie a été réduite à la simple reconstitution littéraire des évènements, et le passé à une réalité malléable en fonction des intérêts du présent.

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