Un Projet Politique du Peuple Noir pour le Brésil

, par Milton Barbosa

La nécessité de bâtir ce projet semble de plus en plus évidente, car même si nous avançons dans notre lutte, même si nous cumulons d’importantes victoires, les conditions de vie de la population noire prennent chaque jour des tournures de plus en plus dégradantes.

Traduction : Karine Lehmann pour Autres Brésils

Par Milton Barbosa – Brasil de Fato - 12/09/2008 –


Depuis le début des années 90, le MNU - Mouvement Noir Unifié [Movimento Negro Unificado] - débat en interne de la nécessité de bâtir un « Projet Politique du Peuple Noir Pour le Brésil », qui, de fait, est à l’opposé du projet politique en place depuis longtemps, projet raciste, machiste, et qui vise à sauvegarder le capitalisme et l’hégémonie blanche/européenne sur les autres ethnies qui composent la société brésilienne dans son ensemble.

La nécessité de bâtir ce projet semble de plus en plus évidente, car même si nous avançons dans notre lutte, même si nous cumulons d’importantes victoires, les conditions de vie de la population noire prennent chaque jour des tournures de plus en plus dégradantes.

Même si la science et la technologie créent les conditions de combattre les fléaux qui s’abattent sur les populations - maladies, pénurie d’aliments, catastrophes écologiques et autres -, les indices négatifs se rapportant aux populations noires au Brésil et dans le monde, restent immuables voire, dans nombre de cas, s’exacerbent.

Lorsque nous avons créé le Mouvement Noir Unifié, à la fin des années 70 - le 18 juin 1978 -, les Noirs étaient une réserve de main-d’œuvre sur le marché du travail.

Les postes de travail dont les Blancs ne voulaient pas, pour des questions de manque d’hygiène, de bas niveau des salaires, ou d’absence de prestige social, étaient occupés par les Noirs.

Les tâches domestiques et travaux de manutention dans le commerce et l’industrie, ouvraient finalement un espace aux travailleurs noirs. Le commerce indépendant (camelots ou marchands ambulants) était constitué d’un immense contingent de travailleurs noirs.

A cette époque, les principales revendications pointaient la lutte vers les discriminations raciales dans l’accès à l’emploi et au travail, l’égalité salariale entre travailleurs noirs et blancs ; d’autres groupes encore, dénonçaient l’action raciste de la police contre les Noirs – la violence policière -, le racisme dans les médias. Pour combattre l’enseignement officiel raciste, nous exigions d’inclure dans les programmes scolaires l’histoire de l’Afrique et des Noirs au Brésil.

[...]


Lire le texte en entier :

PDF - 45.1 ko

Annonces

Suivez Autres Brésils

Newsletter

Inscrivez vous
Entrez votre adresse pour vous abonner à notre lettre d’infos

La dernière newsletter :

>>> Autres Brésils a besoin de vous !

Réseaux sociaux

PNG - 2.2 ko
PNG - 2 ko

Flux RSS

PNG - 1.4 ko

Abonnez-vous au flux RSS