Le gouvernement accusé de masquer l’esclavage moderne

, par Ouest-France

Dernier pays d’Amérique à abolir l’esclavage en 1888, le Brésil fait de nouveau partie des mauvais élèves : le gouvernement du président conservateur Michel Temer se montre réticent à publier la liste noire des employeurs coupables d’esclavage moderne.

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Un coupeur de canne à sucre dans une immense propriété située à 300 km de São Paulo. | Reuters

Intitulé « liste sale », ce rapport exhaustif sortait tous les six mois depuis 2003, mais il a disparu de la circulation il y a deux ans, à cause d’un long imbroglio judiciaire. En décembre 2014, un recours de l’association d’entreprises du bâtiment Abraic a poussé la Cour suprême (STF) à suspendre sa publication, sous prétexte que les employeurs mentionnés ne disposaient pas de moyens de se défendre.

Le gouvernement de gauche de l’ex-présidente Dilma Rousseff a dû inclure une série de modifications pour convaincre le STF de revenir sur sa décision, en mai 2016. La liste aurait dû revoir le jour, mais entre temps Mme Rousseff a été écartée du pouvoir, avant d’être définitivement destituée en août, pour maquillage des comptes publics.

Son remplaçant, Michel Temer, qui était son vice-président, avait toutes les cartes en mains pour reprendre la publication, mais a préféré relancer la machine judiciaire dans le sens contraire.

Voir en ligne : Ouest France

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