La gauche ne veut pas croire en la fin de l’histoire

, par L’humanité.fr

Lina Sankari
Vendredi, 2 septembre, 2016

Mercredi 31 août, des militants du parti des travailleurs étaient réunis dans un hôtel de Brasília pour assister à l’issue du procès de Dilma Rousseff devant les sénateurs. Photo : AFP

En plus d’œuvrer au retour de la démocratie, l’union des progressistes devra proposer un projet à même de réconcilier les Brésiliens avec la politique, alors que le président de droite putschiste Michel Temer annonce des mesures-chocs.

Après le coup d’État contre la présidente Dilma Rousseff, la gauche brésilienne fait face à l’histoire. De son organisation et de son unité dépendent désormais le rétablissement de l’État de droit et la poursuite des politiques d’inclusion sociale à moyen terme. Constitué en fin d’année dernière, le Front Brésil populaire, qui unit la gauche politique et syndicale, a voulu prendre les devants afin de rebondir en cas de destitution. Si les progressistes sont très tôt parvenus à mobiliser dans la rue sans relais médiatique, ils devront désormais montrer leur capacité d’union à la faveur des municipales d’octobre, qui risquent d’être fortement influencées par le contexte national et le coup d’État. Mais, alors que la destitution a été prononcée, l’attitude des mouvements d’extrême gauche, qui ont jusqu’alors refusé de s’associer au Front Brésil populaire, reste incertaine. En outre, la crise politique a approfondi la défiance des Brésiliens vis-à-vis de leurs représentants. « Les municipales vont donner le premier indice d’une probable érosion de la participation, signe de la désaffection des Brésiliens pour le politique », explique Jean-Jacques Kourliandsky, chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). En plus du coup porté à l’État de droit, le putsch place la gauche et le Parti des travailleurs (PT) dans l’obligation de repenser le système de coalition jusqu’alors bâti avec le centre droit.

Baisse des dépenses publiques dans la santé et l’éducation

Alors que la prise de pouvoir par le PT et l’amélioration du niveau de vie ont ralenti le rythme des grèves et des manifestations, la gauche brésilienne recommence à s’organiser. Certains syndicats avaient annoncé, il y a quelques semaines, le blocage de l’économie en cas de prise de pouvoir par Michel Temer.

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