« Ils veulent détruire ma vie politique », contre-attaque Lula

, par L’Obs

« Pour le moment, on a l’impression que sans réussir à présenter des preuves plus robustes contre Lula, le ministère public fédéral tente de combler les lacunes avec la rhétorique ».

L’ancien président brésilien Lula durant une conférence de presse à Sao Paulo, le 15 septembre 2016 ((c) Afp)

São Paulo (AFP) - L’ex-président brésilien Lula, icône de la gauche latino-américaine, a attribué jeudi les graves accusations de corruption à son encontre à la volonté des « élites » de « détruire » sa vie politique, comme dernier chapitre à la destitution controversée de sa dauphine Dilma Rousseff.

Si l’ex-syndicaliste et métallurgiste, devenu l’ancien chef d’Etat le plus populaire du pays, était condamné, il ne serait plus en mesure de se présenter à un troisième mandat en 2018.

« Comme dans un feuilleton, ils ont créé un épilogue : ils ont élu (Michel) Temer, destitué Dilma Rousseff (...) et maintenant ils veulent détruire la vie politique de Lula », a clamé l’ex-président (2003-2010) lors d’une conférence de presse.

Mercredi, le procureur de Curitiba (sud), Deltan Dallagnol, 36 ans, l’avait désigné comme le « chef suprême » du gigantesque réseau de corruption au sein de la compagnie publique pétrolière Petrobras.

Entouré d’un grand nombre de militants et de grosses pointures de son Parti des travailleurs (PT, gauche) qu’il a fondé, et plus acide que d’habitude, Lula s’est dit « indigné » par ce qui « se passe dans ce pays ».

Emu jusqu’aux larmes et la voix rauque, l’ancien dirigeant de 70 ans a nié une fois de plus les accusations : « Prouvez ma corruption et j’irai à pied me livrer à la police ».

- La haine des élites -

Lula s’est dit victime de la « haine des élites » face au succès de ses politiques sociales qui ont sorti près de 30 millions de Brésiliens de la misère.

« Mon échec n’aurait pas provoqué tant de haine contre le PT », a-t-il souligné.

Lula a accusé le nouveau gouvernement Temer (centre droit) de vouloir « livrer au capital étranger » les grandes entreprises d’Etat, dont Petrobas, compagnie-phare du Brésil.

Lire la suite sur : L’Obs

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