Des députés européens s’inquiètent de l’avenir de la démocratie, silence radio à Paris

, par Basta !

Le ministre brésilien José Serra est à Paris pour participer à la réunion ministérielle de l’OCDE. Source : REUTERS/Ueslei Marcelino. TPX IMAGES OF THE DAY

Le nouveau ministre brésilien des Affaires étrangères José Serra est à Paris cette semaine pour une réunion de l’Organisation du développement économique en Europe (OCDE). L’occasion pour le chef d’État français d’exprimer une quelconque préoccupation sur la situation politique au Brésil face à la procédure de destitution de Dilma Roussef ? Non. Ni l’Élysée ni le ministère français des Affaires étrangères n’ont jugé bon de communiquer sur le sujet. Seul un groupe de députés européens de gauche ont tenté en fin de semaine dernière d’alerter l’Europe sur ce qui est en train de se passer au Brésil. Dans une large indifférence...

«  Nous partageons la crainte sur la gravité de la situation au Brésil, où Dilma Roussef, présidente élue démocratiquement, a été destituée par un Congrès malade de la corruption et clairement orienté par des intentions spécieuses  », expliquent les 34 députés – dont la française Marie-Christine Vergiat (Front de gauche) – issus de la Gauche Unie européenne, des Verts européens et du mouvement italien 5 étoiles. Leur lettre a été adressée le 27 mai à la haute représentante de l’Union européenne chargée des Affaires extérieures, Federica Mogherini. « La procédure a culminé dans un coup d’État “soft” sous la forme d’une destitution. Il n’y a toutefois pas de charge criminelle qui pèse contre Dilma Roussef. L’accusation de mauvaise gestion des finances publiques, pauvrement développée par le Congrès brésilien, n’autorise pas la destitution comme elle a été menée.  »

Lire la suite sur : Basta !

Annonces