« Ce sont 300 voleurs qui ont voté la destitution » de Rousseff

, par L’Obs

La chambre des députés a voté en majorité en faveur de la destitution de la présidente Dilma Roussef. Un coup d’État institutionnel analyse Laurent Delcourt, sociologue et historien.

La présidente Dilma Rousseff lors de l’évènement « l’Education pour la défense de la démocratie », le 12 avril 2016 à Brasilia (EVARISTO SA / AFP)

Argent, pouvoir, trahisons. La dernière télénovela brésilienne tourne mal pour Dilma Rousseff. Dimanche soir, la chambre des députés a voté à une majorité écrasante la destitution de la présidente. L’impeachment l’a emporté par 367 voix, 25 de plus que les 342 requises, seuls 137 députés ont voté contre. Une majorité simple de sénateurs sera suffisante lors du vote au Sénat, prévu au mois de mai, pour écarter Dilma Rousseff pour un maximum de 180 jours de la présidence, en attendant le verdict final.

Laurent Delcourt, historien, auteur du livre « Le Brésil de Lula : un bilan contrasté » et chargé d’étude au CETRI (Centre tricontinental, Louvain-la-Neuve, Belgique), dénonce un acharnement de l’opposition contre le Parti des travailleurs (PT) de Dilma Rousseff et un coup d’état politico-médiatique. Interview.

Êtes-vous surpris par l’issue du vote de dimanche soir ?

Je ne suis absolument pas surpris étant donné que le vote émanait d’un parlement qui n’a jamais été aussi conservateur et qui est composé des forces politiques les plus rétrogrades du pays. On dit d’ailleurs que le congrès est dominé par le lobby du BBB pour « Boi, Biblia e Bala », c’est-à-dire « propriétaires terrien, Bible, et défenseurs des armes à feu ».

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