Brésil : Le coup d’état des ruralistes

, par Laurent Delcourt
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Photo : CC Mídia Ninja

Les grands propriétaires terriens ont toujours été très influents au Brésil. Mais leurs tentatives de détruire la forêt amazonienne au profit de l’agro-business et de rétablir une forme de travail forcé pour les plus pauvres avaient été jugulées pendant dix années de gouvernement de gauche. La destitution, il y a un an, de la présidente Dilma Roussef a libéré leurs ardeurs. Les députés « ruralistes » sont en train de démanteler toutes les lois et institutions préservant l’environnement et défendant les droits des plus pauvres, avec la complicité du président conservateur Michel Temer. En parallèle, les assassinats de militants sans-terre se multiplient dans les campagnes, en toute impunité. Une quasi « situation de guerre civile » larvée, analysée par Laurent Delcourt, chercheur au Cetri.

« J’aimerais dire ici aux marginaux du MST que nous allons donner des fusils à l’agrobusiness et aux producteurs ruraux, parce que la carte de visite de l’envahisseur, c’est une cartouche de 247 » (Extrait d’un discours du député Jair Bolsonaro, Campina Grande, Paraíba, 8 février 2017)

Les faits, d’une violence inouïe, ont à peine été relayés par les grands médias nationaux. Vingt et un ans après le pire massacre de paysans qu’ait connu le pays – celui de 19 militants du MST (Mouvement des travailleurs ruraux sans-terre) par la police militaire à Eldorado de Carajás, dans l’État amazonien du Pará – le Brésil rural des sans-droits vient pourtant de connaître deux nouvelles tueries de masse.

Voir en ligne : CETRI

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