Au Brésil, un ministre accusé de corruption devient juge... anti-corruption

, par Chantal Rayes
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Ministre de la Justice de Michel Temer, Alexandre de Moraes en juin à Brasilia, lors de la prise de fonctions du ministre de la Transparence. Photo Ueslei Marcelino. REUTERS

Ni « savoir juridique notable », ni « réputation irréprochable ». Pour ses détracteurs, Alexandre de Moraes ne réunit pas les critères principaux, exigés par la Constitution du Brésil, pour siéger à la Cour suprême du pays, où le Sénat devait malgré tout entériner sa nomination mardi. Et la liste de leurs accusations contre le candidat du président Michel Temer, dont il est le ministre sortant de la Justice et de la Sécurité publique, est longue : plagiat, corruption, violation des droits de l’homme du temps où ce juriste, auteur d’ouvrages de droit, occupait de hautes fonctions à São Paulo.

Michel Temer peut espérer imposer son candidat grâce à une solide majorité parlementaire, soudée autour d’un seul objectif : entraver la tentaculaire enquête dite Lava Jato (« lavage express »), sur les détournements de fonds au sein du groupe pétrolier Petrobras.

Voir en ligne : Libération

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