Au Brésil, le second Aécio Neves prend la pole position

, par Libération


(Photo : Lincon Zarbietti / AFP)

« Une dispute de cour de récré, un spectacle déprimant », se désole un éditorialiste. Un pugilat verbal, dirait-on plutôt du débat télévisé qui a opposé, mardi soir, les candidats en lice pour le second tour de la présidentielle brésilienne, le 26 octobre : la sortante, Dilma Rousseff (Parti des travailleurs, PT), qui brigue un second mandat, et le sénateur de droite Aécio Neves (Parti de la social-démocratie brésilienne, PSDB).

Contre toute attente, la Présidente, quoique dénuée de talents oratoires, s’est plutôt bien tirée de l’exercice, parvenant à rendre presque coup par coup les attaques de son adversaire, qui l’accusait de « mentir pour se maintenir au pouvoir » et semblait avoir quelque peu perdu son flegme.

Jamais, depuis l’arrivée du PT au pouvoir en 2003, avec Lula, la polarisation n’avait été aussi forte avec le PSDB, le grand parti libéral qui a gouverné le pays entre 1995 et 2002. Car, pour la première fois en douze ans, la formation de l’ancien président Fernando Henrique Cardoso a de réelles chances de revenir au pouvoir. Le Brésil sorti des urnes lors du premier tour le 5 octobre est un pays divisé : le Nord et le Nordeste pauvres sont acquis au PT, le Sud et le Sud-Est prospères, au PSDB. Sur l’ensemble du territoire, c’est la tranche de revenus de l’électeur qui départage les candidats : plus on est aisé, plus on vote « Aécio ». Plus on est pauvre, plus on vote « Dilma ».

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