Au Brésil, le gouvernement de Michel Temer vacille

, par Libération

Par Chantal Rayes
15 décembre 2016

Manifestation contre Michel Temer, à Rio de Janeiro, le 25 novembre. Photo Ricardo Moraes. Reuters

L’arroseur arrosé ? Moins de quatre mois après la destitution controversée de l’ancienne présidente brésilienne Dilma Rousseff (Parti des travailleurs, PT), la question est désormais posée pour son successeur et ancien vice-président pendant cinq ans : Michel Temer (Parti du mouvement démocratique brésilien, PMDB), l’homme qui lui a savonné la planche, parviendra-t-il à son tour à mener à terme son mandat « tampon » ? Car l’impeachment n’a pas résolu la grave crise politique dans laquelle est plongé le Brésil depuis la réélection de Dilma Rousseff, fin 2014. L’opération Lava Jato (« lavage express ») continue de faire des dégâts. Longtemps centrée sur le PT, contribuant à le chasser du pouvoir qu’il occupait depuis treize ans, cette enquête sur le tentaculaire scandale de corruption au sein du groupe pétrolier semi-public Petrobras rattrape désormais la droite, menaçant la coalition de Michel Temer.

Numéro 1 du BTP, le groupe Odebrecht, qui arrosait les partis de tous bords moyennant des contrats surfacturés avec Petrobras, s’est engagé à collaborer avec la justice, semant la panique à Brasília. Pas moins de 77 cadres et dirigeants du géant des travaux publics vont passer à table en échange d’une remise de peine. Les confessions de Claudio Melo Filho, le premier d’entre eux à parler, éclaboussent le PMDB, voire Michel Temer lui-même, qui a présidé le parti ces quinze dernières années.

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