À Rio, les oubliés de la fête donnent de la voix

, par L’humanité.fr

Les Jeux, c’est pas la fête pour tout le monde ! Alors suivant l’adage « l’important c’est de participer », dès le 5 août, devrait démarrer une semaine de manifestations contre le président intérimaire, Michel Temer, pour dénoncer les conséquences de ces JO qualifiés de Jeux « de la calamité » et « de l’exclusion ».


Source : Reuters

Les banderoles « Les Jeux de la calamité » sont alignées dans les locaux du Comité populaire contre la Coupe et les Olympiades, un comité qui regroupe la plupart des mouvements sociaux du Brésil et tous ceux qui ont subi des préjudices du fait de ces grands événements sportifs.

« À partir de la cérémonie d’ouverture des Jeux, c’est la dernière ligne droite, mais c’est vraiment le moment de montrer au monde et au reste du Brésil les conséquences de ces Jeux à Rio et dont nous allons payer les frais pour longtemps », explique Orlando Santos, professeur d’urbanisme à l’université fédérale de Rio et membre du même comité. Depuis que la ville a été choisie, en 2009, pour accueillir les Jeux, les discordances entre le mouvement social et les autorités de Rio n’ont fait qu’augmenter pour devenir irréconciliables. La mairie et l’État de Rio, gouvernés par le PMDB, le parti centriste du président intérimaire Michel Temer, ont fait fi des revendications portées par les mouvements sociaux et les spécialistes. « Nous avons conseillé aux autorités de réaliser les Jeux dans le centre de Rio, où il y avait quatre fois l’espace nécessaire aux installations olympiques. Cela permettait de revitaliser la zone du port d’une part et d’économiser de l’argent d’autre part, puisqu’il n’était pas nécessaire de construire autant d’infrastructures », explique Sergio Magalhães, président de l’Institut des architectes du Brésil (IAB) à Rio. Sans réelle concertation, c’est finalement le quartier exclusif de la Barra da Tijuca, à 20 kilomètres du centre-ville, qui a été choisi pour accueillir les plus importantes installations olympiques.
Un décret de « calamité publique » a été pris en juin dernier. depuis, le cas d’Athènes et sa faillite hante les esprits.

UN MÉTRO « EXCLUSIF »

Surnommé le Miami carioca, ce quartier s’articule autour d’une autoroute à 4 voies : d’un côté des centres commerciaux, de l’autre des résidences de luxe qui donnent sur l’océan. C’est donc la « Barra », comme on l’appelle à Rio, qui a bénéficié des principaux investissements publics liés à ces Jeux, dont les 16 km de métro.

Voir en ligne : L’Humanité

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